Pour chaque projet, la démarche environnementale est au centre de notre travail.

Cela porte, d’une part, sur le désir de préserver l’environnement, et d’autre part sur le souci de respecter la santé des occupants. Il s’agit de trouver un équilibre entre protection des sites, risques sur la santé, objectifs personnels et moyens financiers. A partir de ces éléments, on voit bien qu’il n’existe pas un ensemble de réponses parfaites, mais une diversité d’approches possibles.

Relation du bâtiment avec son environnement immédiat

Notre travail porte sur l’insertion de la construction dans son environnement : la parcelle, le voisinage de cette parcelle, le site (zone urbaine, périurbaine, rurale). La phase conception commence par l’étude des particularités de la parcelle sur laquelle le bâtiment sera construit :

  • Topographie du terrain et nature du sol (largeur, longueur, pente, pollution éventuelle). L’objectif est de limiter les terrassements et les murs de soutènement, de protéger les sols et de s’implanter au plus juste dans la pente.
  • Caractéristiques climatiques (orientation vis à vis du soleil, direction des vents dominants, éventuelles ombres produites par le relief et la végétation).
  • Voisinage immédiat (bâtiments situés à proximité, voirie, voie ferrée, route bruyante, ombres portées des constructions voisines) Il s’agit de prendre en compte les nuisances sonores et visuelles émanant du voisinage afin de protéger, d’une part, le confort et l’intimité de la parcelle, et d’autre part, d’obturer ou de favoriser certaines vues.
  • Préserver la végétation existante et préférer des essences locales pour les nouvelles plantations. Il s’agit de favoriser la diversité de la faune et la flore en créant, par exemple, des séparations végétalisées entre les parcelles. Les végétaux permettent aussi de préserver l’intimité de la parcelle, de protéger l’habitation des vents dominants (haie brise-vent) et de réduire les nuisances sonores.

On voit bien que les caractéristiques de la parcelle détermine la forme et l’orientation de la nouvelle construction afin d’utiliser de manière optimale le sol, les vues, l’ensoleillement. Les contraintes d’urbanisme doivent aussi être prises en compte dès le début du projet.

Réduire les besoins énergétiques

En tenant compte des caractéristiques du site, notre travail vise à réduire les besoins en énergie d’une construction. Ceux-ci peuvent aussi être limités grâce des choix adaptés :

  • Forme du bâti (compacte pour réduire les déperditions thermiques).
  • Implantation optimisant l’orientation vis-à-vis du soleil.
  • Dimensionnements et emplacements des baies vitrées.
  • Qualité des vitrages (double à faible émissivité).
  • Choix des matériaux (inertie thermique).
    Brique, béton, pierre…
  • Apports solaires passifs stockés afin d’accroître l’autonomie de l’habitat. L’énergie du soleil qui traverse les baies vitrées est emmagasinée grâce à des matériaux à forte inertie présents dans les murs et les planchers. Cette chaleur est restituée par convection et rayonnement avec un étalement dans le temps.
  • Confort thermique d’été assuré en contrôlant l’ensoleillement grâce à des débords de toiture et des brise-soleil extérieurs (pergolas, stores, volets, végétaux…) Les ouvertures peuvent être disposées de manière à créer, par convection, des courants d’air frais.
  • Ponts thermiques évités (forme compacte, désolidarisation des balcons et coursives de la structure principale, isolation par l’extérieur des constructions massives…).
  • Eclairage naturel optimisé. Un zonage selon les fonctions permet de faire des économies de chauffage et d’éclairage. Il s’agit aussi de trouver un équilibre entre l’éclairage naturel, le confort d’été et d’hiver.
Maîtriser les besoins énergétiques

Nous avons aussi recours à des mesures (amortissement en cinq à vingt ans) qui permettent de concilier protection de l’environnement, économie d’énergie et moyens financiers :

  • Pompe à chaleur réversible pour rafraîchir l’habitat en été.
  • Capteurs solaires thermiques pour la production d’eau chaude.
  • Production d’eau chaude aérodynamique.
  • Plancher chauffant eau basse température et groupe thermodynamique, géothermie par captage vertical.
  • Chauffage au bois par poêle de masse.
    En intersaison, des poêles à bois suffisent pour chauffer la construction et réduisent la période de mise en service du chauffage conventionnel.
  • Ventilation à double flux.
  • Puits canadien pour préchauffer l’air neuf en hiver et le refroidir en été.
Maîtriser le cycle de l’eau

Nous attention porte aussi sur la gestion de l’eau afin de préserver l’eau potable et réduire les charges :

  • Installations sanitaires économes en eau.
  • Récupération des eaux de pluie (arrosage jardin, toilettes, lave-linge).
  • Assainissement naturel des eaux grises (cuisine, salles de bains).
  • Toiture végétalisée (eaux pluviales).
  • Favoriser la végétation (eaux pluviales).
Le choix des matériaux

Le choix des matériaux influe sur l’environnement, sur la qualité de l’air intérieur et la santé des occupants. Notre travail consiste à trouver un équilibre entre ces différents critères.

Avantages du bois

Le bois est un matériau renouvelable. Il consomme peu d’énergie pour son façonnage, son transport et sa mise en œuvre. Les projets à ossature permettent une isolation renforcée avec une épaisseur limitée des parois.

Les déchets peuvent être recyclés. En outre, la souplesse du bois offre des expressions architecturales diverses.

Avantages de la brique « monomur »

La brique « monomur » est un matériau de construction performant en matière de confort thermique. L’hiver, il stocke les apports solaires passifs et les restitue avec un décalage de plusieurs heures. En été, il évite la surchauffe de l’habitat.

La mixité des matériaux (bois, béton, métal, brique, verre) permet aussi d’optimiser les qualités de chacun et de répondre d’une manière souple aux différents objectifs : environnementaux, économiques, sanitaires.

Les matériaux du second œuvre

Ces objectifs nous amènent à optimiser, pour les matériaux du second œuvre, les aptitudes de chaque produit : panneaux dérivés du bois avec des colles au polyuréthane, isolants d’origine végétale ou animale (cellulose, chanvre, lin, laine de mouton), le polyéthylène et le polypropylène pour les tuyaux, peinture et lasures à base d’huiles…